La porteuse de mots

Auteur : Anne Pouget

Editeur : Casterman

Résumé : Pernelle est porteuse d’eau à Paris. Nous sommes dans les années 1490. Elle vit avec son frère, déchireurs de nefs, et sa mère qui fabrique des potions pour soigner les pauvres. Par hasard, elle rencontre Enzo, un étudiant italien venu faire ses études à Paris. Celui-ci lui apprend à lire. Sa mère est emprisonnée pour sorcellerie. Il faut prouver que Séraphin qui a deux yeux de couleurs différentes n’est pas le fruit du diable. Pour cela, Séraphin doit faire le voyage jusqu’à Venise où la médecine pourra prouver que cette anomalie n’a rien à voir avec la sorcellerie. Pernelle rejoint son frère à Venise car les médecins veulent voir un autre membre de la famille pour rendre leur avis. A Venise, Séraphin et Pernelle sont employés chez le célèbre Aldo Manuzio, éditeur et imprimeur. La mère de Pernelle et de Séraphin est disculpée. Pernelle, devenue instruite, reçoit une proposition d’emploi à son retour chez le plus célèbre libraire de Paris. Elle rêve encore d’Enzo qui a annoncé son retour à Paris pour le printemps.

Commentaire : Une jolie histoire. On est un peu hésitant au départ vu l’apparente platitude du récit. Mais on est assez vite pris dans l’histoire qui nous plonge dans une ambiance bien décrite, très bien documentée. Le récit est assez basique (l’histoire d’une ascension sociale) et un tantinet tartouille mais au final plaisant à lire. On y apprend beaucoup de choses sur la vie à Paris au Moyen-Age, sur un l’invention du livre et la propagation des idées humanistes depuis l’Italie et l’ascension de la science médicale, sur le fonctionnement de la justice de l’époque.

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